samedi 24 décembre 2011

Mort de Maurice PIRENNE

Dans la série des hommages, nous aurons aujourd'hui une pensée pour Maurice Pirenne mort en 1968 la veille de Noël. Il avait atteint l'âge respectable de 96 ans.


                                                                                                                                                      coll privée

Un des derniers tableaux de M. Pirenne :
un bout de fenêtre, un pot à tabac, un vase fin sur la table, un dossier de chaise .


lundi 26 septembre 2011

Vente Gerard





Vieille ferme à la lisière de la Fagne - paysage de nuit datéé 1933
de Joseph GERARD a été vendue cette semaine chez Legros à Verviers.
Félicitations à l'heureux propriétaire !


mercredi 21 septembre 2011

Natures mortes de Horenbach


















 

                                                                                                             coll. privée

          La nature morte ... bouquets de fleurs, fruits, vieux pots ... 
 un thème cher à nos peintres préférés





samedi 10 septembre 2011

la Poubelle de Maurice Pirenne (11)






"Des pensées incongrues viennent trop souvent à propos de tout et de rien m'importuner. Je les griffonne sur des bouts de papier, puis je les jette dans une boîte qui se trouve près de mon fauteuil, et une fois cela fait, je me sens soulagé : je ne suis plus qu'un roseau. J'appelle la boîte ma Poubelle."



Je me fiche de l'art et de la poésie tout autant ; seule la vérité m'intéresse.

                                                                                                                    (Maurice Pirenne) 

la Poubelle de Maurice Pirenne (10)






"Des pensées incongrues viennent trop souvent à propos de tout et de rien m'importuner. Je les griffonne sur des bouts de papier, puis je les jette dans une boîte qui se trouve près de mon fauteuil, et une fois cela fait, je me sens soulagé : je ne suis plus qu'un roseau. J'appelle la boîte ma Poubelle."



L'infini comme étalon, toutes choses ont même mesure.

                                                                                                                    (Maurice Pirenne) 

la Poubelle de Maurice Pirenne (9)






"Des pensées incongrues viennent trop souvent à propos de tout et de rien m'importuner. Je les griffonne sur des bouts de papier, puis je les jette dans une boîte qui se trouve près de mon fauteuil, et une fois cela fait, je me sens soulagé : je ne suis plus qu'un roseau. J'appelle la boîte ma Poubelle."



Devant un tableau, ouvre les yeux,

ferme la bouche, et bouche-toi les oreilles.

                                                                                                                    (Maurice Pirenne) 

lundi 22 août 2011

la poubelle de Maurice Pirenne (8)






"Des pensées incongrues viennent trop souvent à propos de tout et de rien m'importuner. Je les griffonne sur des bouts de papier, puis je les jette dans une boîte qui se trouve près de mon fauteuil, et une fois cela fait, je me sens soulagé : je ne suis plus qu'un roseau. J'appelle la boîte ma Poubelle."



Crânes vides : bons élèves.

                                                                                                                    (Maurice Pirenne) 

mercredi 17 août 2011

la Poubelle de Maurice Pirenne (7)






"Des pensées incongrues viennent trop souvent à propos de tout et de rien m'importuner. Je les griffonne sur des bouts de papier, puis je les jette dans une boîte qui se trouve près de mon fauteuil, et une fois cela fait, je me sens soulagé : je ne suis plus qu'un roseau. J'appelle la boîte ma Poubelle."



Ne jamais perdre de vue,
en peignant un paysage, 
qu'il est un morceau de cette boule, la Terre,
morceau limité par le ciel,
nébulosité derrière laquelle s'étend l'infini.

                                                                                                                    (Maurice Pirenne) 

dimanche 14 août 2011

Sur les traces de Maurice PIRENNE (10)

L'Impasse Gouvy et l'Hôtel de Ville de Verviers




Aujourd'hui les anciennes bâtisses de l'impasse ont fait place à la bibliothèque communale, celle-là même qui fut dirigée pendant de longues années par André Blavier, grand laudateur et ami intime de Maurice Pirenne.


Le pastel intitulé Impasse Gouvy Verviers de 1919. 


La dominance des tons bruns et gris sont typiques de son style jusque vers 1920



Pirenne se plaît toujours à  croquer des scènes de rue et ses personnages populaires.


L'impasse débouche sur la place du Marché où trône l'Hôtel de Ville de Verviers (1776). 
Pirenne en fit une description précise dans Les Constructions verviétoises. Il écrit : "sans être très grand, le monument, blanc, gris et or, s'impose. Il s'impose d'autant mieux qu'il est admirablement situé : isolé qu'il est et placé au point culminant de la vieille ville... Ce n'est pas le palais d'un prince, c'est un Hôtel de Ville ;  l'Hôtel de Ville d'une bonne cité bourgeoise, non d'ailleurs dépourvue de prétention. La nuance se marque avec bonheur. C'est de loin le plus beau de nos monuments."
 

Dessin à la plume (1927) d'une des deux girouettes de l'Hôtel de Ville que l'on aperçoit sur le pastel.


Le même lieu ébauché par M. Pirenne  vers 1905



 dessins coll. privées                                                                                                      photos J. Spitz

mercredi 10 août 2011

la poubelle de Maurice Pirenne (6)






"Des pensées incongrues viennent trop souvent à propos de tout et de rien m'importuner. Je les griffonne sur des bouts de papier, puis je les jette dans une boîte qui se trouve près de mon fauteuil, et une fois cela fait, je me sens soulagé : je ne suis plus qu'un roseau. J'appelle la boîte ma Poubelle."



Rien n'autorise à croire que les gens intelligents du passé l'étaient moins que ceux d'aujourd'hui, ni qu'ils avaient en art un jugement moins sûr.
Ne prenons donc pas un air triomphant et dédaigneux en admirant des oeuvres que nos devanciers dédaignèrent. Si nos devanciers les dénigraient, ils avaient pour cela des raisons. Nous ne pouvons plus comprendre ces raisons, mais n'avons pas à en être fiers

 (Maurice Pirenne) 

vendredi 5 août 2011

Laurent Léon HERVE est décédé voici 55 ans.

Aujourd'hui nous aurons une pensée pour le très discret Laurent Léon HERVE,
excellent artiste peintre verviétois.


 L.L. Herve vers 1938


Il est mort à  Stembert le 5 août 1956 à l'âge de 73 ans dans l'anonymat le plus complet.
 De son vivant il fut pourtant loué avec enthousiasme par la critique.  Il entra dans le cercle intimiste vers 1923 et  fut l'ami intime de Pierre DELCOUR et du sculpteur Joseph GERARD qu'il initia à la peinture. Son oeuvre, encore à redécouvrir *, est dispersée dans des collections privées. 
 Maurice PIRENNE acheta pour le musée de Verviers ce "Crépuscule à Xhoffraix" lors de son exposition personnelle à la Société des Beaux-Arts de Verviers en 1925.



coll Musées de Verviers                                                                                                    photo J. Spitz


* Si vous possédez une oeuvre de L.L. HERVE n'hésitez pas à m'en faire parvenir une photographie, elle alimenterait utilement ce site

mardi 2 août 2011

la poubelle de Maurice Pirenne (5)






"Des pensées incongrues viennent trop souvent à propos de tout et de rien m'importuner. Je les griffonne sur des bouts de papier, puis je les jette dans une boîte qui se trouve près de mon fauteuil, et une fois cela fait, je me sens soulagé : je ne suis plus qu'un roseau. J'appelle la boîte ma Poubelle."



La paresse :

un beau défaut dont on s'est trop bien corrigé

                                                                                                                    (Maurice Pirenne) 

vendredi 29 juillet 2011

Sur les traces de Maurice Pirenne (9)

La cour Bodeux

  

Le pastel la cour Bodeux vers 1923
derrière, en Crapaurue, on aperçoit la girouette aux armoiries des Franquinet du belvédère de la maison du juris-consulte Denis de Charneux habitée au XVIIIe siècle par les Franquinet.
Dans son ouvrage Les Constructions Verviétoises, paru en 1927, Pirenne signale que c'est dans cette maison que Milord Malborough, celui de la cèlèbre chanson, est venu se loger après la prise de la ville de Limbourg en 1703.
En 1934 cette maison est démolie et Pirenne espérait bien conserver la belle girouette au musée. Mais hélas, plutôt dégoûté, il a ajouté cette note manuscrite dans son exemplaire personnel des Constructions Verviétoises conservé au musée de Verviers : le nommé Xhrouet propriétaire de l'immeuble avait promis de donné la girouette au musée si un jour on démolissait la maison. Il s'est rétracté et n'a pas plus voulu la donner que pour 2300 francs. Mille francs lui ont été offert : il a refusé.






Un détail de la girouette, dessin au crayon de 1927 pour les Constructions verviétoises

coll. privées                                photos J. Spitz

samedi 16 juillet 2011

La Poubelle de Maurice Pirenne (4)






"Des pensées incongrues viennent trop souvent à propos de tout et de rien m'importuner. Je les griffonne sur des bouts de papier, puis je les jette dans une boîte qui se trouve près de mon fauteuil, et une fois cela fait, je me sens soulagé : je ne suis plus qu'un roseau. J'appelle la boîte ma Poubelle."



Les trois meilleurs tableaux du 19me siècle :

La Grande Jatte de Seurat



 La Balançoire de Renoir


Le Pauvre Pêcheur de Puvis de Chavannes



                                                                                                                    (Maurice Pirenne) 

dimanche 10 juillet 2011

La Poubelle de Maurice Pirenne (3)





"Des pensées incongrues viennent trop souvent à propos de tout et de rien m'importuner. Je les griffonne sur des bouts de papier, puis je les jette dans une boîte qui se trouve près de mon fauteuil, et une fois cela fait, je me sens soulagé : je ne suis plus qu'un roseau. J'appelle la boîte ma Poubelle."



Essayer de représenter ce que l'on regarde est le seul moyen d'apprendre à voir.

Faites-le, vous verrez...

                                                                                                                    (Maurice Pirenne) 

mardi 5 juillet 2011

Sur les traces de Maurice Pirenne (8)



Rue des Raines à Verviers




Le pastel  de 1928 Entrée de l'arvô Leveau, rue des Raines, maison de 1830 et son esquisse
(coll. privées)





                                                                                                                                  photos J. Spitz

samedi 2 juillet 2011

Georges LE BRUN, petite biographie (2)


La solitude et le silence sont des thèmes fondamentaux de l'univers de Le Brun. Le temps semble définitivement suspendu sur de petits mondes clos. Le personnage souvent solitaire et les objets semblent immobiles. Parfois une fenêtre apparaît comme le dernier lien avec le monde extérieur.



Ce tableau fut offert par GLB à Eugène Laermans en souvenir de leur escapade dans les Fagnes en mai 1895 en compagnie du critique d'art Sander Pierron



La composition de ses tableaux est construite avec une grande rigueur, tout élément anecdotique est éliminer pour faire place à l'essentiel. La composition, la mise en page d'un tableau sont choses capitales, explique-t-il. Ce n'est pas qu'il faille faire de jolis arrangements, disposer d'aimables accessoires, loin de là. Mais il faut dans la sobriété un équilibre tel qu'une oeuvre vous entre dans l'oeil sans que le poids d'un côté l'entraîne, sans que le souci de ce qui n'y est pas hante votre cerveau. Ce que peint un artiste doit être suffisant par son volume et sa signification pour que notre vue l'embrasse d'emblée, sans déchets.





En 1899 il travaille quelques temps à "la Patte de Dindon" à Bruxelles où il se lie avec Eugène Laermans et le critique d'art Sander Pieron. Il rencontre aussi Octave Maus qui l'invite à exposer à la Libre Esthétique en 1900 et 1903. Le Brun écrira plusieurs articles pour sa revue L'Art Moderne.
En 1900 il fait un voyage de trois mois et demi en Italie. Il s'enthousiasme pour les paysages Toscans et Paestum, mais il préfère sa Fagne. Tout ce voyage m'appris une chose, c'est que ce que je voulais, je le voulais bien. Je n'ai pas changé, ni dévié d'une ligne dans ma voie... Il y a plus d'âme et de coeur à Saint-Vith et à Wéris qu'à Saint-Marc et j'aime mieux y peindre.


Le Brun ne ramènera d'Italie que ce seul fusain de Florence.

Entre 1900 et 1904 Le Brun est en perpétuel mouvement entre Xhoffraix, Longfaye, Bruxelles, Thimister,  Paris où il séjourne de décembre 1903 à janvier 1904.
A Bruxelles il rencontre sa future femme Nathalie de Roissard qu'il épouse le 1er octobre 1904.


coll. privée France



Nathalie de Roissart à Sancourt (Nord-Pas-de-Calais) vers 1907

Après avoir travaillé quelques mois dans une entreprise de galvanoplastie en Allemagne à Limburg a.d. Lahn, Le Brun et son épouse louent à Theux le 10 août 1905 la belle maison du Grand-Vinave qui fait actuellement partie de l'Hôtel de ville. Cette vieille demeure l'enchante à tel point qu'il finit par en devenir propriétaire grâce à l'aide des tantes fortunées de son épouse.
Le couple aura deux enfants André (le 26 octobre 1905) et Jeanne (le 29 novembre 1907).





La maison Le Brun en 2011

C'est dans cette maison qu'il peint quelques-uns de ses plus beaux intérieurs intimistes.


coll. et photo Musée d'Ixelles


La commune de Theux est au pied de la Fagne, il peindra l'un et l'autre jusqu'à la fin de sa vie.
                                                                                                                                                 

La Ferme de la Haase - 1913 - aquarelle et pastel - 39 x 104 - coll. privée

GLB se rendait régulièrement à Sancourt (Nord-Pas-de-Calais) dans la famille de sa femme. Il y a peint ce champ labouré et plusieurs scènes familiales.


                   coll. Musées de Verviers


 Il y fait la connaissance du peintre-collectionneur de Douai, Henri Duhem, ami de Auguste Rodin et de Henri-Eugène Le Sidaner. Duhem était très lié aux peintres de l'école d'Etaples où Le Brun a croqué ce beau dessin.

Une petite fille du peuple - 1910 - fusain - 38 x 19 - photo et coll privée Espagne



Alice et Olga Fettweis, Nathalie et Georges Le Brun, Armand Delcour (père de Pierre) vers 1910

A partir de 1908, Maurice Pirenne, Georges Le Brun, Philippe Derchain et Pierre Delcour exposent régulièrement ensemble surtout à Verviers. En 1911, l'exposition en compagnie d'Auguste Donnay à Bruxelles est une révélation.

L'unique photo connue qui rassemble Le Brun (a g), Pirenne (2me à g) et Derchain (5me à g) vers 1900 (coll. privée)
 a probablement été prise chez les Pirenne à Verviers
(on y reconnaît la soeur Josèphine et deux cousines de Maurice Pirenne)

En 1914, la guerre éclate. De nature chevaleresque, Le Brun s'engage. Pirenne tente de le faire renoncer à son projet, en vain.



Une des dernières photos de GLB debout à droite



Sa fille Jeanne écrit : le 2 août, son ami Pierre Delcour le conduisit en auto de Theux vers Liège. Au-dessus de Mont-Theux, ils furent arrêtés par des gendarmes, l'auto dut rebrousser chemin. Le Brun continua à pied. Il y eut quelques lettres à sa femme, à ses parents, puis le 26 octobre 1914, il disparut à l'Yser. Il avait 41 ans.


Le dernier tableau de GLB La Haute Fagne -1914 - aquarelle et pastel - 67 x 255 - coll. Musées de Verviers

La disparition de Le Brun marqua profondément la vie artistique verviétoise. Ses compagnons de route Pirenne, Derchain, Delcour lui vouèrent un véritable culte. Pirenne organisa la rétrospective de 1920. Derchain peignit son fameux triptyque "Ad majorem Germaniae gloriam facinus" en sa mémoire (aujourd'hui malheureusement démantelé) et lui réserva une place d'honneur lors de l'exposition sur les peintres verviétois en 1930. Delcour et Herve le considérèrent comme leur maître - Delcour préfaça le catalogue de la rétrospective de 1936 - et Gérard s'en inspira beaucoup. S'il n'y eut pas vraiment de chef de file de l'école intimiste verviétoise, Le Brun en incarna, sans conteste, l'esprit.

Oeuvres
  • Musées communaux de Verviers (Belgique)
  • Musée d'Ixelles (Belgique)
  • Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
  • Musée d'Orsay à Paris
  • Collections privées en Belgique, France, Etats-Unis, Canada, Espagne


Ouvrages sur G. Le Brun :
  •  Georges Le Brun sa vie de peintre   par Maurice Pirenne, Aug. Nicolet, Verviers 1920 (épuisé)


  • Georges Le Brun, le peintre de la Fagne par Emile Desprechins, G. van Oest 1925 (épuisé)


  • Contibution à l'étude du symbolisme : l'oeuvre de Georges Le Brun, mémoire de Natacha Langerman ULB Bruxelles Faculté de Philosophie et Lettres 1992

  • Les intimistes verviétois de Georges Schmits, éditions La Dérive, Verviers 1997



  
Photos des tableaux J. Spitz, sauf mention
Tous les documents photographiques proviennent de la famille, sauf ceux indiqués "coll. privée"

mardi 28 juin 2011

Joseph GERARD est mort il y a 65 ans


Saluons la mémoire du scuplteur et peintre Joseph GERARD, décédé le 28 juin 1946 à l'âge de 73 ans



                                                                        Les porteurs en 1929 - coll. privée                                                 photo J. Spitz 

                                                                                                                                                                                                                         


       

samedi 25 juin 2011

la poubelle de Maurice Pirenne (2)




"Des pensées incongrues viennent trop souvent à propos de tout et de rien m'importuner. Je les griffonne sur des bouts de papier, puis je les jette dans une boîte qui se trouve près de mon fauteuil, et une fois cela fait, je me sens soulagé : je ne suis plus qu'un roseau. J'appelle la boîte ma Poubelle."



Il ne suffit pas qu'un tableau soit sans défaut,  il faut aussi qu'il ait des qualités

                                                                                                                    (Maurice Pirenne) 

jeudi 16 juin 2011

1873, un bon cru !


Aujourd'hui Georges LE BRUN est né à Verviers voici exactement 138 ans.
C'était  le 16 juin 1873, la même année que Philippe DERCHAIN et Joseph GERARD.
Maurice PIRENNE lui est né en 1872.



Georges LE  BRUN photographié
par Edouard Wettstein le 24 décembre 1875

mardi 14 juin 2011

Georges LE BRUN, petite biographie (1)



GEORGES LE BRUN
(Verviers 1873 - Stuyvekenskerque 1914)



Georges Le Brun est né à Verviers le 16 juin 1873. Sa mère,  Emma Laplanche,  est originaire d'une famille bourgeoise de Verviers. Son père Léon est  un ingénieur montois, avide de découvertes, inventeur, amateur d'art et musicien ; il encouragera toujours les dispositions artistiques de son fils. Georges a une soeur Maria de deux ans son aînée. Cette famille aisée vit dans la belle maison Laplanche de la rue du Chatelet.


Leon Le Brun, père de GLB, vers 1868


                                                                                                                                          coll. privée
Emma Laplanche, mère de GLB, 3me à gauche, avec sa mère et ses soeurs vers 1880


GLB et sa soeur Maria en 1877 (photo Wettstein)


A l'âge de 8 ans il séjourne en Russie avec sa famille, son père y travaille pendant 2 ans. Il en gardera le goût du voyage.




Le pavillon du jardin de Mme Le Brun - Laplanche, le 15 aout 1891

A 12 ans il entre à l'athénée Thil Lorain de Verviers où il est bon élève. Il se lie d'amitié avec  Maurice Pirenne. Tous deux ne rêvent que de peinture.



Le jeune GLB croque un paysage à Bilstain le 15 juin 1890

Très vite ils sont repérés et encouragés par leur professeur de dessin Constant Simon qui leurs donne des leçons particulières d'aquarelle pendant les vacances scolaires à Sart et La Reid. Philippe Derchain aussi est de la partie. C'est ici que se forgent les destins, les trois amis seront peintres et formeront dans quelques années le noyau dur de la future école intimiste de Verviers.




Maurice Pirenne écrit ceci dans une petite plaquette éditée à l'occasion de la rétrospective G. Le Brun de 1920 : Le Brun devait avoir dans les 17 ans. Monsieur Constant Simon, professeur de dessin à l'Athénée lui avait donné quelques leçons d'aquarelle. De suite, Le Brun s'y mit avec ardeur. Son père lui avait acheté le traité de peinture à l'aquarelle de Cassagne et consciencieusement le jeune peintre le bûchait. Ce livre ne le quittait plus, il en citait de longs morceaux de mémoire, il devait en rêver. Intelligent comme il était, il en profita d'une façon étonnante, ses progrès étaient surprenants. Toutes les heures libres que laissait la classe - elle était devenue l'accessoire - étaient consacrées au seul travail important : peindre. Opiniâtre et robuste, rien ne le rebutait, ni le froid, ni le chaud. L'hiver, il mettait de l'alcool dans son eau pour qu'elle ne gelât pas et grimpait au Husquet laver des effets de neige. C'est de ce temps-là que l'été, on allait peindre à Maison-Bois... alors rendez-vous des artistes et des esthètes verviétois. 
Pirenne le décrit comme un romantique, au caractère blagueur, passionné par la vie, aimant le rare, le raffiné, fuyant le terre à terre, l'ordinaire, le bourgeois.



                                                           (coll. privées France)
Deux aquarelles de 1891 réalisées par GLB pendant les leçons de Constant Simon

Georges est aussi un sportif intrépide. A13 ans il sait nager, à 16 ans, il est inscrit au club verviétois l'Epée où il suit des cours d'escrime, de boxe française et de cor de chasse.


Pierre Follet et Georges Le Brun au Club de l'Epée de Verviers le 3 août 1890



GLB le 20 octobre 1890 (photo Wettstein)




GLB souffle à droite le 16 février 1890

 
En 1894, après avoir entamé des études de médecine à l'université de Bruxelles qu'il abandonne rapidement, il décide de se consacrer uniquement à la peinture. Grand amoureux des paysages rudes des Hautes Fagnes, il s'installe au coeur cette région reculée dans le petit village de Xhoffraix, puis dans le hameau tout proche de Longfaye. C'est ce territoire sauvage, vierge, authentique qu'il veut peindre de l'intérieur loin de la vie industrielle verviétoise et de toute influence artistique. Il s'isole, se réfugie dans une démarche de retour aux sources.


GLB en route vers Xhoffraix

Il y  vit au rythme des saisons et de la nature. Il se lie avec les paysans dont il adopte le mode de vie âpre. Il y fait la connaissance d'un personnage peu ordinaire, le curé Clément Beckman qui fonda à Xhoffraix une coopérative agricole. Le Brun vivra là-bas durant 7 ans. Il peindra ce pays avec ardeur et obstination : des paysages sévères, des intérieurs immobiles, des portraits poignants, pour réaliser au final un ensemble  d'une grande cohérence "qui sent la tourbe".



coll. Musées de Verviers



coll. privée Canada
coll. privée
    












coll. privée



coll. privée
                                                                                                                                                                  

La majorité de son oeuvre représente des paysages et des intérieurs paysans de cette région.  Quelques   intérieurs, toujours identiques, servent de décor : un personnage, une chaise, une table et un poêle, un plancher de bois et une porte d'escalier, seuls la place du personnage et l'angle de vue varient d'un tableau à l'autre. Ce "travail de série" confère à l'oeuvre une étonnante homogénité.


coll. Musées de Verviers



Son oeuvre a été associée à plusieurs courants picturaux : réalisme poétique, intimisme ou symbolisme.
Lui-même en était bien détaché, il a cherché à peindre des scènes  intimistes inspirées du quotidien, de la vie simple d'où se dégage un climat de sérénité et de recueillement.  Je voudrais , écrit-il, qu'une intense émotion de bonheur contenu flottât en effluve dans le rythme des lignes stylisées, mais simple, vraisemblables, familières, rustiques.



GLB et son lévrier dans le jardin de la maison rue du Chatelet
(fin de la première partie)



Photos des tableaux J. Spitz, sauf  mention
Tous les documents photographiques proviennent de la famille, sauf ceux indiqués "coll. privée"